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Les confidentiels du monde des affaires et des cercles de pouvoir
26.06.2025 à 08 H 46 • Mis à jour le 26.06.2025 à 10 H 10
Par
Énergie

Interconnexion Maroc–Royaume-Uni de Xlinks : le niet de Londres pour l’achat d’électricité

Coup dur pour Xlinks ? Selon des informations rapportées ce jeudi 26 juin par la presse britannique, Edward Miliband, secrétaire d'État britannique à la Sécurité énergétique et à la Neutralité carbone (Department for Energy Security and Net Zero), a décidé de ne pas entamer de négociation directe avec Xlinks pour un contrat de garantie de prix sur 25 ans portant, sur son projet d'interconnexion électrique entre le Maroc et le Royaume-Uni. D'après les mêmes sources, une déclaration ministérielle à ce sujet devrait être publiée dans la journée.


Le groupe Xlinks proposait de fournir de l’électricité verte à un prix environ deux fois inférieur à celui des nouvelles centrales nucléaires portées par Londres. Ce que le gouvernement britannique refuse, préférant, selon des sources médiatiques, mettre l'accent sur les énergies dites domestiques ou locales.


Xlinks affirme pouvoir livrer de l’électricité à 48 livres sterling le mégawattheure (£/MWh), soit nettement moins que le coût de production de centrales nucléaires comme Sizewell C, à laquelle le gouvernement britannique a récemment alloué plus de 14 milliards de livres de fonds publics, fait-on savoir de même source.


Précédemment, Xlinks avait annoncé que si Londres refusait d'acheter son électricité, le groupe allait se tourner vers d'autres acheteurs, voire d'autres pays. De nouvelles opportunités commerciales devraient donc s'ouvrir pour la firme britannique, apprend Le Desk, dont des entreprises énergivores, à l'instar de celles opérant dans le secteur des data centers.


La décision du gouvernement britannique sonne comme une réelle déconvenue pour Xlinks, qui pensait pourtant que les planètes commençaient enfin à s’aligner : la volonté de Londres de financer des projets dans les provinces du Sud du Maroc était perçue comme une bonne nouvelle pour son projet.


Peu de temps avant le revirement britannique sur le dossier du Sahara, entériné par une rencontre entre Nasser Bourita et David Lammy, secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, et par la signature d'une longue liste d'accords stratégiques, Xlinks avait vu la procédure d'examen de son projet de liaison électrique mise en pause par Londres. 


Cette pause avait pour but de permettre à Xlinks de négocier avec le ministère de la Sécurité énergétique et de la Neutralité carbone l’octroi éventuel d’un « contrat de différence » (CfD), pierre angulaire du modèle économique du projet. Ce qui ne sera visiblement pas le cas.

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