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25.03.2023 à 13 H 05 • Mis à jour le 25.03.2023 à 17 H 33
Par
Justice

Le patron du PSG poursuivi par son ex-majordome marocain pour « travail dissimulé »

Hicham Karmoussi, ex-tennisman marocain, était plutôt connu dans la scène sportive du Royaume pour avoir avoir mené le Maroc aux jeux panarabes de 1999 en Jordanie. S'y faisant remarquer par le Qatar, il est recruté en juin 2000 à Doha pour travailler à la fédération de Tennis.


Sur place, il se lie avec Nasser Al Khelaïfi, à l'époque joueur professionnel et qui deviendra plus tard proche de l'actuel émir Tamim ben Hamad al-Thani, le propulsant à la tête du club de football français, le Paris Saint-Germain (PSG), mais aussi président du conseil d'administration du groupe qatarien BeIn Media Group.


Karmoussi y voit une occasion en or : il est alors recruté, pendant près d'une quinzaine d'années en tant qu'homme à tout faire de Al Khelaïfi, qu'il présentera plus tard, à la presse française, comme étant une fonction de majordome. Il réside au domicile parisien du patron du PSG et s'occupe d'à peu près tout ce qui touche à ses vies professionnelle et personnelle.


Bémol cependant : durant toutes ces années, Hicham Karmoussi n'a jamais travaillé dans la légalité. Ce qu'il n'hésitera pas à dénoncer, auprès de la presse française en novembre 2022, s'épanchant sur les affaires qu'il avait eu à exécuter, dont notamment la récupération et la destruction de données confidentielles recherchées par la police française, sur ordre de son patron, Nasser Al Khelaïfi. Une enquête avait été ouverte au sujet de la candidature du Qatar pour l'organisation du mondial de football en 2022.


Dans ce contexte, Al Khelaïfi avait été jusqu'à demander à Karmoussi de récupérer des dossiers et de les cacher au Maroc, afin de ne plus les avoir sur le territoire français et éviter ainsi une éventuelle perquisition gênante des Français...


« J’étais avec lui jour et nuit, parfois jusqu’à 4 heures du matin. Je n’ai pas vu grandir mes enfants », racontait-il au média français Médiapart, ajoutant avoir voulu à chaque fois partir, puis été menacé. « J’avais un membre de ma famille qui travaillait au Qatar. Alors je revenais », se justifiait-il.


Au-delà de la campagne médiatique, depuis ce 23 mars, l'affaire prend une nouvelle tournure : Karmoussi a décidé de la porter devant la justice, portant plainte pour « des faits de travail dissimulé, d’emploi d’étranger non muni d’une autorisation de travail, de harcèle- ment moral, de violences psycho- logiques, de menaces et de conditions de travail contraires à la dignité humaine », rapporte-t-on en France. « L’ex-majordome assure qu’il disposait, en 2011, d’un visa de tourisme d’une durée de trois mois qui, sans autorisation de travail, ne lui permettait pas de travailler dans l’Hexagone », explique Le Monde. Pour le patron qatari, il ne s'agit là que d'une simple « manipulation médiatique »...

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