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28.06.2020 à 21 H 06 • Mis à jour le 28.06.2020 à 21 H 06
Par
Phosphates

OCP bousculé dans son bastion africain par une offensive russo-saoudienne

Une bataille stratégique oppose depuis plus d’un an le groupe OCP aux sociétés russes et saoudiennes sur le continent africain, relate Africa Intelligence. La stratégie d’expansion en Afrique du géant des phosphates afin de conquérir ce marché au potentiel de croissance gigantesque est concurrencée par Moscou et Riyad qui y poussent aussi leurs pions.


Le Russe PhosAgro a ainsi ouvert un bureau au Cap, en Afrique du Sud, est quasi effective et cible désormais les pays des zones australe et est du continent.

La société, qui ne vendait que peu d’engrais phosphatés sur le continent il y a encore quatre ans, y a écoulé environ 500 000 tonnes en 2019, contre 300 000 l’année d’avant, ajoute la même source. PhosAgro vise 600 000 tonnes cette année, mais ces chiffres pourraient être revus à la baisse en raison de la crise du Covid-19.


PhosAgro bouscule ainsi OCP dans son fief ouest-africain, au Bénin, au Mali, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire.


La rivalité Rabat-Moscou en Afrique de l’Ouest a vu en outre un élément déstabilisateur arriver cette année : la société publique saoudienne Maaden a vendu sa première cargaison de phosphates dans la zone en janvier, faisant débarquer plusieurs milliers de tonnes à Dakar, au Sénégal, en vue d’être utilisée sur le marché malien.


Maaden est déjà très actif sur l’est de l’Afrique, où OCP a du mal à s’imposer au-delà de l’Ethiopie. L’an dernier, le groupe saoudien a racheté la société mauricienne de distribution d’engrais Meridian, afin de s’arroger les marchés que cette dernière couvrait depuis près de vingt-cinq ans : le Mozambique, la Zambie, le Zimbabwe et le Malawi.


Maaden est aussi présent au Kenya, où PhosAgro tente de rivaliser avec OCP qui a longtemps eu du mal à vendre puisque ses phosphates étaient trop chargés en métaux lourds par rapport aux normes gouvernementales, avance Africa Intelligence.

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