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06.08.2019 à 12 H 31 • Mis à jour le 06.08.2019 à 12 H 31
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Crise des facs de médecine

UM6SS: Omar Alaoui, un «baron noir» derrière les étudiants du privé ?

En pleine torpeur estivale, la crise des facultés de médecine qui perdure depuis plusieurs mois n’est pas prête de s’éteindre. Pris de court par Saaïd Amzazi dont le département a annoncé par un communiqué daté du 4 août que les examens de la session de rattrapage pour les étudiants des facultés de médecine, de médecine dentaire et de pharmacie se dérouleront du 4 au 30 septembre prochain, ces derniers ont fait savoir qu’ils ne se plieront pas aux exigences du ministre et évoquent un boycott malgré le risque de déboucher sur une année blanche.


Les négociations entre la commission interministérielle et la Coordination nationale des étudiants en médecine (CNEM) entamées en juillet ont été suspendues pour les vacances d’été. Elles risquent de ne pas reprendre leur cours, les contestataires comptent redescendre dans la rue dès le 1er septembre pour maintenir leur pression.


Du côté du privé, c’est un tout autre scénario qui s’est tramé en coulisses pour donner une existence aux étudiants de l’Université Mohammed VI des sciences de la santé (UM6SS) –  présidée par le Pr. Abdelaziz Maaouni, médecin personnel du roi –  qui ont défendu leur droit d’accès au concours national de résidanat.


Selon nos informations, le communicant Omar Alaoui, par ailleurs en charge de l’image de Salaheddine Mezouar, président de la CGEM, a été durant des semaines à la manœuvre pour faire entendre leur voix auprès des politiques alors qu’ils étaient passablement marginalisés du débat public.


Il a ainsi pu organiser début juillet pour leurs représentants des rencontres informelles avec plusieurs chefs de partis politiques : Nabil Benabdallah (PPS) –  qui a fait la liaison avec son collègue de parti et ministre de la santé Anass Doukkali –  et Nizar Baraka (Istiqlal), mais aussi le pamiste Mohamed Cheikh Biadillah au nom de Hakim Benchamach.


Des réunions ont aussi eu lieu sur son initiative avec des chefs de groupes parlementaires à l’instar d’Abdelilah Hifdi pour le patronat et qui ont abouti à une question écrite à Amzazi abondamment raillée sur internet…



Sur le front médiatique, Alaoui a pu, entre autres, décrocher au jeune Ali Taleb, président du BDE et figure de proue des étudiants de l’UM6SS, un entretien remarqué sur Matin Première au micro de Rachid Hallaouy.


« Ali Taleb n’est il pas le masque d’un Baron noir, tapis dans l’ombre, bien déterminé à tirer les ficelles du conflit entre les étudiants du public et du privé ? », questionne-t-on dans le camps adverse…


Son activisme interroge en effet sur les raisons de son implication personnelle dans un conflit social et politique. A l’heure où réseaux sociaux sont inondés de messages de soutien aux étudiants du public, Alaoui a ainsi défendu ceux qui sont vus par leurs détracteurs comme des « nantis ». Une mission dictée par sa position dans l’antre patronale en faveur des étudiants du privé ou une frénésie qui s’explique par sa quête d’influence ?

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