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09.03.2021 à 20 H 20 • Mis à jour le 09.03.2021 à 20 H 20
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Santé

Bouchra Meddah interpellée par la FMIIP sur la passation du projet de dématérialisation des AMM aux labos étrangers

La cheffe de la direction du médicament et de la pharmacie (DMP) au ministère de la Santé, Bouchra Meddah, a rencontré lundi 1er mars à Rabat des représentants de la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques (FMIIP, ex-AMIP). A l’ordre du jour des discussions, la bioéquivalence des médicaments – dont les études ont été rendues obligatoires par le décret n° 2-17-429 entré en vigueur en 2019 -, mais aussi la plateforme digitale que compte instaurer la DMP pour dématérialiser l’octroi des autorisations de mise sur le marché (AMM).


Les industriels locaux ont signifié à la très critiquée directrice de la DMP leur étonnement quant à l’association du LEMM (les Entreprises du médicament au Maroc, association regroupant les 19 filiales de laboratoires pharmaceutiques étrangers installées dans le royaume) au projet et non pas les laboratoires nationaux. « Bouchra Meddah a tout simplement répondu que s’ils avaient un projet à proposer, elle serait prête à les recevoir pour écouter leur proposition », nous confie une source proche du dossier.


Pour une autre source consultée par Le Desk, « le plus étonnant est que cette réunion avec la FMIIP s’est déroulée en présence de plusieurs collaborateurs de Bouchra Meddah à la DMP, alors que le lendemain, elle a reçu toute seule le président et le directeur du LEMM, à huis-clos ». Si ce projet de digitalisation de la plateforme de la DMP n’a pas été rendu public, diverses sources nous assurent que « sur les quatre derniers mois, Bouchra Meddah a tenu plusieurs réunions, en présentiel et par visio-conférence, avec les représentants du LEMM à ce sujet ».


Un expert du secteur pharmaceutique explique que « l’adjudication » de ce projet au LEMM « pose un problème de souveraineté des données », puisque ce qui est censé être une plateforme gouvernementale se retrouvera entre les mains de multinationales étrangères, mais aussi de confidentialité vis-à-vis de la concurrence.


Dans un avis sur la situation de la concurrence dans le marché du médicament au Maroc rendu public le 15 janvier dernier, le Conseil de la concurrence avait recommandé de « dématérialiser complètement le processus d’enregistrement et d’octroi des AMM par l’adoption d’une procédure d’enregistrement uniquement électronique, plus rapide et plus efficace » et ce « vu le retard accusé dans le traitement des demandes ».

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