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30.10.2019 à 11 H 45 • Mis à jour le 30.10.2019 à 11 H 45
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Patronat

CGEM: Farid Bensaid, patron de Ténor Group, vise la présidence

Selon nos sources, le patron de la holding Ténor Group s’active en coulisses en vue de sa candidature à la présidence de la CGEM après l’intérim de trois mois de Mohamed Bachiri. Farid Bensaid s’est montré très assidu aux réunions patronales et multiplie les rendez-vous avec des personnalités influentes de la confédération. Le lancement de l’appel à candidature est prévu le 31 octobre courant, avec comme date limite de dépôt de candidature, le 13 décembre

Farid Bensaid, patron de la holding Ténor Group active depuis 2005 dans divers secteurs de l’économie marocaine et qui compte une vingtaine de sociétés dans l’assurance (courtier AFAM), la distribution, le BPO, le transport, l’enseignement, etc., se portera, selon nos sources, candidat à la présidence de la CGEM.


En amont de la tenue du conseil d’administration (CA) de l’instance patronale le 28 octobre, qui a vu la désignation pour trois mois de Mohamed Bachiri, patron de la Somaca, Bensaid, connu par ailleurs pour être violoniste virtuose et président fondateur de l’Orchestre philharmonique du Maroc, affûte discrètement ses armes. Particulièrement assidu, silencieux et observateur lors du conseil, mais aussi à quelques réunions éloignées des sujets d’intérêt de la Fédération Nationale des Agents et Courtiers d’Assurance au Maroc (FNACAM) qu’il préside (on l’a vu ainsi à la conférence Futur.e.s in Africa le 29 octobre alors que la présidente de la commission Start-up et Entrepreneuriat, Meriem Zairi donnait son discours…), l’homme d’affaires multiplie les rendez-vous avec des personnalités influentes du patronat.


En ligne de mire, assure-t-on, sa volonté de recueillir les parrainages nécessaires à son élection. Il devra cependant faire face aux amis de Moulay Hafid Elalamy, son ancien associé dans Mondial Assistance avec qui les liens sont rompus de longue date. Face à lui, on compte comme potentiels adversaires, malgré ses dénégations sur Twitter, Mehdi Tazi, PDG de Be Assur passé par la tête de… Saham Assurances, et possiblement Faiçal Mekouar, ancien binôme de Salaheddine Mezouar qui avait démissionné quelques temps avant la chute de ce dernier. Certains administrateurs évoquent ainsi un retour de Mekouar, sa démission n’ayant pas été entérinée, mais n’a pas été discutée lors du conseil…


Lors de ce conseil, trois tendances se sont dessinées. La première, défendue par Abdelilah Hifdi qui préside le groupe parlementaire de la CGEM à la Chambre des conseillers, favorisait l’idée d’une transition collégiale portée par un quartet formé par quatre personnalités (un président de fédération sectorielle, un président de région, un parlementaire et un président de commission) chargé de gérer l’après-Mezouar. La seconde, largement majoritaire, voulait une présidence par intérim rendue nécessaire par les échéances à venir, notamment le vote de la Loi de Finance. Une troisième voie a milité sans convaincre pour que rien ne soit décidé, optant pour une gestion confiée à la technostructure, chaque membre du CA poursuivant ainsi ses activités. Celle-ci a vite été écartée, la CGEM devant être pilotée par un homme ou une instance compte-tenu de la multiplicité des sujets transverses.


Ainsi, Bachiri, sorti du bois, a été élu à l’unanimité et le calendrier électoral fixé ainsi : la date de l’Assemblée Générale élective a été programmée pour le 22 janvier 2020. Le lancement de l’appel à candidature est prévu le 31 octobre courant, avec comme date limite de dépôt de candidature, le 13 décembre. Un CA se tiendra le 16 décembre pour valider les dossiers de candidatures sélectionnés par le Comité de suivi de ces élections.


Une question reste posée, celle de l’éventuelle reconduction du président intérimaire. En principe, les statuts ne le permettent pas.


En tout état de cause, c’est la préservation de l’indépendance de la CGEM qui est en jeu. Les orphelins de Mezouar (Hifdi, Aziz Kadiri à l’origine de l’affaire ZLECAf, Youssef Mouhyi, président de CGEM Marrakech-Safi, et Abdelhamid Souiri, vice-président de la Chambre des conseillers) tentent toujours de garder la main et seront forcés de composer avec la future présidence, Hifdi n’ayant pas de chance d’obtenir des soutiens dans ses ambitions présidentielles.


La réintégration des membres désignés par Mezouar au CA au nom de la continuité, donne par ailleurs une idée des forces en présence, la plupart étant issus d’entreprises majeures et parmi les principaux contributeurs aux finances de la confédération. Bien qu’ils n’aient pas statutairement le droit de vote, ce qui leur a été signifié lors du CA du 28 octobre, leur influence, en coulisses, pèsera à n’en pas douter dans les tractations ouvertes et le vote final.

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