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17.01.2019 à 17 H 49 • Mis à jour le 17.01.2019 à 18 H 43
Par
Gabon

Une implication française dans le putsch avorté contre Ali Bongo ?

Un commando de réservistes des forces spéciales françaises était à Libreville lors de la tentative de coup d’Etat avortée contre Ali Bongo. Objectif officiel de cette mission secrète: sanctuariser le clan au pouvoir. Or, le chef de l’opération qui devait justement auditer la garde rapprochée dont sont issus les putschistes avait entretenu des contacts avec des dignitaires gabonais au Maroc…

La tentative avortée de coup d’Etat, le 7 janvier à Libreville, pousse Paris à établir les raisons de la présence d’un commando français au Gabon quelques semaines auparavant, révèle La Lettre du Continent.


La même source avait révélé le séjour d’ex-éléments des forces spéciales françaises au Gabon à l’insu du pouvoir d’Ali Bongo lorsqu’une dizaine de mutins ont pénétré, le 7 janvier, dans les studios de la Radio télévision gabonaise (RTG) pour appeler au soulèvement de l’armée et de la population contre le président alors en convalescence au Maroc suite à un accident vasculaire qui l’a éloigné du pays durant de longues semaines.


Le roi Mohammed VI se trouvait au Gabon lorsque le groupuscule de mutins emmené par le lieutenant Kelly Ondo Obiang a envahi les studios de RTG et émis son appel à la sédition…


La Lettre du Continent explique que les onze anciens militaires français, issus du 8e RPIMa, des chasseurs alpins et du Service action de la DGSE et depuis convertis dans le privé, qui ont séjourné incognito à Libreville, avaient pour mission d’auditer le rôle de cette compagnie d’honneur de la Garde républicaine (GR) gabonaise dont sont issus les putschistes. Il était aussi question d’évaluer la sécurité des bâtiments de la présidence et du gouvernement…


« Pour ne pas laisser planer la suspicion d’un lien entre les soldats rebelles et le commando français, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) française a été chargée la semaine dernière de mener des investigations vigoureuses sur cette opération », précise la même source. Et pour cause, le commando français avait pris ses quartiers dans la capitale gabonaise et avait eu des contacts assidus avec des dignitaires du régime, dont Noureddin Bongo, fils aîné du chef de l’Etat et de Sylvia Bongo.


Les contacts entre les Français et le clan Bongo avaient pour objectif de discuter de la mise sur pied d’une société de sécurité privée du nom d’Ashkar destinée justement à sanctuariser les lieux sensibles et le patrimoine de la famille régnante.


Le leader du mystérieux groupe de réservistes français, Stephan Privat, ancien sous-officier du 8e RPIMa, a été appréhendé à l’aéroport de Libreville au moment de quitter le Gabon avant d’être interrogé par la Sécurité militaire de ce pays, puis relâché.


Fait étonnant, toujours selon la même source, celui-ci avait évoqué un « audit de sécurité » que lui aurait commandité Ike Ngouoni Aila Oyouomi, le porte-parole de la présidence. Or ce dernier était au Maroc lors de la tentative de coup d’Etat militaire et c’est d’ailleurs à Rabat entre le 27 novembre et le 1er décembre que Privat s’est déplacé pour le rencontrer ainsi que le directeur de cabinet d’Ali Bongo, Brice Laccruche Alihanga…

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