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12.06.2018 à 02 H 47 • Mis à jour le 12.06.2018 à 02 H 47
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Polémique

Santé: la candidature de Farid Hakkou à la tête de la DMP déjà contestée

Réputé pour être dans les petits papiers du chef du gouvernement, le professeur de pharmacologie et secrétaire général du Comité d’éthique de la recherche biomédicale qui devrait succéder à Omar Bouazza à la tête de la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP) est loin de faire l’unanimité en raison de son tropisme en faveur des multinationales

Farid Hakkou, professeur-chercheur de pharmacologie à la faculté de pharmacie de Casablanca et secrétaire général du Comité d’éthique de la recherche biomédicale est fortement pressenti pour diriger la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP) au sein du ministère de la Santé en remplacement de Omar Bouazza, limogé par Anass Doukkali après la série de scandales révélés par Le Desk.


Si dans le milieu de l’industrie pharmaceutique nationale le départ de Bouazza est vécu comme un soulagement, des voix s’élèvent cependant contre la candidature de Hakkou, compte tenu, affirment-elles justement de… « conflits d’intérêts ».


Selon ces mêmes sources, le Pr. Hakkou « cultive un tropisme envers nombre de laboratoires étrangers avec qui il a noué des contrats de consultation depuis longtemps », citant principalement Roche, mais aussi Pfizer, Servier ou encore Sanofi.


Très actif auprès des entreprises du médicament au Maroc (LEEM), le groupement des laboratoires internationaux, Hakkou aurait le soutien inconditionnel du chef du gouvernement, Saâdeddine El Otmani, mais son engagement « très diplomatique » en faveur des multinationales en fait « un défenseur acharné des princeps », comme il a eu à le montrer à diverses occasions, notamment lors d’un récent colloque de leur lobby qui a vu la présence d’El Otmani, et où il a officié en tant que « véritable chef d’orchestre ».


« Certaines multinationales se sont désengagées de l’investissement industriel au Maroc pour n’y opérer qu’à travers des officines de liaison », explique une source proche de l’industrie pharmaceutique locale. « Cette situation est pire que celle des labos fantômes », ajoute-t-elle.


Au sein du ministère de la Santé, la position prêtée à Farid Hakkou qui est celle de dire que le statut d’établissement pharmaceutique industriel devrait être moins contraignant pour les multinationales au motif que cela permet aux industriels locaux de développer leur activité de façonnage est considérée comme « un avis personnel qui ne reflète pas la doctrine de l’Etat en la matière ».


« Qu’en sera-t-il alors si le candidat est confirmé au poste de directeur de la DMP ? », s’interrogent alors ses contradicteurs dont les plus déterminés estiment que sa nomination à la tête de la direction équivaudrait à « remplacer la peste par le choléra ».

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